Essai du 150-600 mm de Tamron

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Je possède actuellement un Canon 300 mm f/4 pour la photo animalière, et il est toujours tentant d’aller… un peu plus loin. Je parle évidemment de la longueur focale. Avoir en main un 600 mm qui se transforme, sur mon 70D, en 960 mm, c’est plus que sympathique comme idée. Je n’avais pas particulièrement en tête d’aller essayer cette bête qui vient de sortir, il y a quelques semaines. Son prix est plutôt alléchant puisqu’il se négocie aux alentours de 1000 euros en neuf. Cependant, je reste très attachée au piqué Canon, surtout depuis ma mauvaise expérience comparative entre le 18-200 Canon et le 18-270 de Tamron, ce dernier m’ayant pas mal déçue.

Néanmoins, c’est à l’occasion du Festival photo animalière de Montier en Der en novembre dernier que je me suis retrouvée face au monstre. En bonus, Tamron me proposait de l’essayer. J’ai donc rangé mon 300mm dans son sac pour monter 1951 grammes de matériel sur mon boîter (ouch).

Caractéristiques :

Distance focale [mm] 150-600
Ouverture maximum F/5-6.3
Distance minimum de l’objet [m] 2.70
Rapport de grossissement maximal 1:5
Dimensions du filtre [mm] 95
Poids [g] 1951

Je ne suis pas spécialiste des test photo, comme peut l’être l’excellent site Les Numériques. J’ai cependant un petit avis sur les avantages et inconvénients dont j’ai pu me rendre compte avec cet outil.

L’ergonomie

Avouons-le, c’est quand même énorme : surtout avec le pare-soleil auquel il faut vraiment faire attention. La bague de zoom est vraiment souple mais émet un bruit de frottement qu’on ne connaît pas trop sur Canon. C’est un poil gênant. En revanche, l’autofocus est plutôt silencieux, ce qui est un vrai gain par rapport à la marque rouge. Evidemment l’outil est noir, ce qui n’est pas pour déplaire par rapport aux objectifs professionnels monstrueusement voyants de chez Canon (mais on les aime tant).

L’ouverture

Avouons-le, le temps était maussade. Alors passer à une ouverture à 5 en étant à 150 mm contre une ouverture constante à 4 avec un 300, ça pique. J’avais fait juste avant quelques clichés de Hiboux moyen duc dans les arbres juste à côté du chapiteau, sur le site du festival. Avec mon 300, à main levée, ça rendait plutôt pas mal. En me plaçant à 300 mm avec le Tamron, je perdais encore de la lumière : ainsi forcée d’augmenter mes isos, je me suis retrouvée avec des photos bruitées, et somme toute assez sombres quand même… avec moins d’éclat. J’ai alors tenté d’aller observer les grues cendrées à proximité du lieu…

La focale

Bien sûr, ça change tout. J’ai pu atteindre une distance visuelle plutôt correcte avec le Tamron, alors qu’avec mon 300 j’étais résolument trop court et ne pouvais faire que des photos isolant les grues sur une petite partie de la photo. Cependant, n’est-il pas aussi intéressant d’installer un multiplicateur 1,4 sur mon 300 ? Je m’approche ainsi du 420 mm, en gardant une ouverture à 5,6. Plutôt pas mal en vrai… L’inconvénient étant toujours sur le Tamron de tomber à une ouverture à 6,3 pour 600 mm. Là c’est chaud. Par temps maussade, quand on débute la photo animalière et qu’on ne maîtrise pas tout, c’est vraiment difficile. D’autant que…

Le poids

On pourra facilement me répondre que pour une telle focale, le poids est plutôt raisonnable : en effet. Si on compare au 500mm Canon, qui coûte 10 fois plus cher (mais ouvre à f/4…), avoir un 600 mm de 2 kilos à peine c’est du luxe. Je l’accorde volontiers. Cependant son utilisation est pour moi hors de question sans trépied : or ce jour là je n’avais ni trépied ni monopode. Je l’ai amèrement regretté, car le piqué semblait excellent mais difficile à exploiter avec des photos comportant un flou de bougé.

Pour quelqu’un d’aguerri en photo animalière, je pense que cet objectif sera un excellent compromis qualité/prix. C’est une petite merveille. Mais pour quelqu’un qui débute, le poids est un handicap au démarrage, et… en ce qui me concerne il le sera toujours.

Sauf… si il est question d’emporter ce bijou en Safari dans un pays très chaud, où on est sûr de trouver des conditions de lumière idéales, et d’avoir avec soi de quoi poser l’objectif pour se soulager du poids, et préserver ses photos du flou de bougé.

Un dossier très intéressant a été publié au sujet de ce téléobjectif dans le dernier Réponses photo. Je vous conseille vivement d’aller le consulter.

Pour finir, j’aimerais partager avec vous un beau moment : le lever de soleil sur le Lac du Der, avec l’envol des grues cendrées. La photo a été prise avec le 300 mm Canon f/4. C’est vraiment un endroit où il faut aller.

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