No impact Man, de Colin Beavan

Alors voilà. Pour parfaire mon style de vie, m’améliorer, et toujours aller plus loin, j’ai décidé de lire No Impact Man. Un ami m’en avait parlé il y a quelques mois déjà. Tandis que je commençais à réfléchir à l’idée de ne plus manger de viande, cet ami, lui, réfléchissait aux solutions qui lui permettraient d’alléger son impact sur la planète. De mon humble avis, tout cela va très bien ensemble. D’ailleurs, c’est tellement lié que l’un ne va pas sans l’autre.

No Impact Man, c’est l’histoire de Colin Beavan, père de famille, marié, qui décide de réduire son impact sur la planète au moins durant une année. Pas facile étant donné qu’il habite à New York, où à peu près comme à Paris tout est fait pour que le citoyen lambda surconsomme et gâche. En premier lieu, il s’agit de ne plus utiliser de gobelets en plastique ou en carton, que ce soit pour l’eau ou le café. J’ai suivi son modèle, ce qui m’économise pas moins de 5 gobelets plastique et 10 gobelets carton par semaine. Rapportés sur une année complète travaillée moins les jours de congés, cela fait… 705 objets polluants non utilisés, pour ma seule petite personne. Pfiou.

Il s’agit aussi de « refuser » ce qu’on nous offre de polluant : acheter ses céréales en vrac par exemple plutôt que de les acheter en pack. Cela assure d’utiliser moins de déchets, mais également une meilleure santé. Tout le monde sait qu’acheter les céréales chez les grandes marques plutôt qu’en vrac chez le marchand bio équivaut à davantage de sucres et de conservateurs. J’ai suivi son mouvement et recyclé mes vieux pots de confiture pour stocker mes céréales du matin.

Cela veut dire manger moins de plats préparés (ça, je ne le faisais déjà pas). Les plats préparés sont suremballés : le plat est dans sa barquette, qui est dans son plastique, qui est dans son carton. Basta ! Achetez des légumes frais, de saison (ils seront meilleurs), et locaux. Maintenant, préparer des légumes (beaucoup de légumes quand on ne mange plus de viande, comme moi), ça veut dire beaucoup de déchets aussi… et bien si les déchets de légumes retournent à la terre, ce n’est plus un problème ! Aussi, ma ville a pris un excellente initiative : créer un composte commun. 🙂 J’y amène tous les dimanches mes déchets organiques. Je ne sors plus la poubelle qu’une fois par semaine, et cela ne représente plus qu’un sac plastique de supermarché, en termes de contenance. Bientôt, je vais pouvoir me passer de cette poubelle qui est petite, mais reste encombrante…

J’achète mes légumes au marché, et j’emporte mon fameux filet à provisions à la française (dont raffole tant l’auteur du livre !) + mon caddie. Quand on me propose un sac, je dis non.

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Evidemment, l’auteur va beaucoup plus loin, et c’est là que sa démarche est intéressante : elle va si loin qu’il en devient difficile pour lui de faire respecter ses choix, de ne pas bousculer sa famille, de ne pas en arriver à la privation… et de devoir finalement faire un pas en arrière au nom du bon sens et de l’équilibre commun. Se priver de lumière durant une année, est-ce raisonnable ? Laver son linge à la main, est-ce envisageable quand on a un enfant ? Ne plus visiter sa famille à l’autre bout du pays, est-ce envisageable ?

Etonnamment, agir pour la planète rend sympathique, jusqu’au moment où l’on bouscule les habitudes des autres. Là, on devient chiant. Tout est une question d’équilibre, de bonne volonté, de bon sens, et de partage. Si on trouve des gens capables de partager nos idées, de nous soutenir, d’agir avec nous, ça fait vraisemblablement boule de neige. Tout seul, c’est beaucoup plus dur.

Cependant, on apprend que les petits gestes du quotidien, sans aller jusqu’à la privation et le retour à l’âge des cavernes ont un impact très important. Agir sur la consommation aussi. Par exemple, l’auteur décide de ne plus acheter que des biens de consommation qui ont été produits moins de 400 kilomètres autour de chez lui. Ca, c’est un vrai engagement. Et c’est drôlement bien pour la planète. Bien sûr, ça complique les courses : mais une fois qu’on a bien interrogé les gens sur leur façon de produire les aliments, et sur leur provenance, alors ça roule !

De mon côté, je suis à la recherche d’une AMAP. Mais en pratique en attendant, je ne déroge plus à ma règle d’achat de légumes : c’est au marché que ça se passe, et les légumes n’ont traversé aucune mer ni aucun océan pour arriver jusqu’à moi. Je n’en vois pas l’intérêt.

J’aurai l’occasion de reparler d’un excellent documentaire qui vient d’avoir un césar cette année, et qui s’appelle Demain. Il dit exactement la même chose : si on veut sauver la planète, il faut consommer local, arrêter avec la production à grande échelle. C’est ça qui tue l’agriculture, c’est son industrialisation, sa mondialisation. La course à la rentabilité et à la productivité pour un moindre coût. Mangeons qualité et proximité !

En attendant, lisez No Impact man : c’est excellent. Une belle leçon, avec beaucoup d’humour et de clairvoyance. 🙂

 

Site de Colin Beavan : http://noimpactman.typepad.com/

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