Ma petite boucherie vegan

Les éditions La Plage, que l’on connait déjà pour avoir abrité le Veggie de Cléa et le Vegan de Marie Laforêt, viennent de sortir Ma petite boucherie vegan. Je peux vous dire que si vous étiez un fervent du carnisme, vous n’avez désormais plus d’excuse pour passer au monde vegan ! Plus de « mais la cuisine végane c’est tellement triste », « c’est tellement moins bon », « c’est tellement moins fun »… « Comment faire quand on va à un barbecue entre potes, on fait griller des carottes ? ». Tout ça c’est fini, et on va vous dire pourquoi.

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Il y a quelque temps, j’ai eu le grand plaisir d’une petite réunion de famille. Surprise : c’était barbecue pour fêter les beaux jours. Grâce aux alternatives de soja, tempeh et autres seitan que l’on trouve aujourd’hui, j’ai pu amener des petites saucisses, des merguez, et même du steak aux herbes…  veganes. Toutes ces petites choses m’ont permis de ne pas me sentir paria, et de ne pas me jeter le désespoir dans l’âme sur les courgettes et autres poivrons grillés.

Seulement voilà… pour moi, acheter ces petites choses là pour faire « comme tout le monde » sans toutefois faire comme tous les autres et manger du cadavre, c’est un peu surfait. Et oui, déjà. Entendons-nous bien : je n’envie pas du tout ceux qui mangent des brochettes d’agneau (pauvre bête) ou des ailes de poulet (encore eux). Je préfère mille fois manger mes saucisses de soja. Simplement, j’aimerais faire encore mieux : faire moi-même mes simili carnés. 🙂

C’est là qu’intervient Sébastien Kardinal avec son génial « Ma petite boucherie vegan ». Qu’y a-t-il dans un steak ? Ok, de l’animal mort, mais là n’est pas mon propos : il y a de la chair, du sang, et donc, le goût de la chair et du sang. Qu’y a-t-il dans un steak au poivre vegan ? Damned : du champignon, de l’ail, du vin rouge, du tamari, du miso blond… et j’en passe ! Vous voyez où je veux en venir ? Pour être plus claire : là où on met de la moutarde, du ketchup, ou de la mayonnaise d’habitude, et bien il n’y a rien à ajouter ! 🙂

Dans les steak à burger ? Ah parce que, c’est important le burger. C’est pas parce que je ne mange plus de viande que je ne mange plus de burger : bien au contraire, je n’en ai jamais autant mangé ! Il y a du thé fumé, du tamari, des protéines de soja, du garam masala, de la pouvre d’oignons… et là encore ce n’est qu’une partie des ingrédients ! Voilà ce que je trouve génial dans ces recettes : c’est que bien loin de dire adieu à la moussaka ou aux pâtes bolognaise, on en mange de bien meilleures ! Le secret ? Dans les similis de Sébastien Kardinal, avec un peu d’imagination, on peut enlever ou ajouter quelques petites choses et faire d’une recette mille autres plaisirs…

Une question revient toujours : mais pourquoi s’acharne-t-on, quand on est végétarien, à vouloir manger des choses qui ressemblent à de la viande ? Et bien j’ai une réponse à laquelle j’ai souvent réfléchi. Justement dire adieu aux brochettes (une superbe invention), au hachis parmentier, aux saucisses, c’est pas le but. Le but est de trouver des alternatives, de se bouger pour éviter la souffrance aux animaux, en remplaçant dans les recettes qu’on apprécie l’ingrédient animal par des substituts riches en protéines également, et qui ont l’avantage de pouvoir être accomodés à la source, et non après. Si je ne préférerais pas manger un vrai steak ? Non. Je ne le supporterais plus, c’est la première chose. Et non. Parce que j’ai trouvé bien meilleur ! « Mais tu n’aimais pas vraiment la viande alors… » Oh que si !

Et pour tout dire, je n’aime pas la faciliter. Tuer un animal, le découper (oh pardon, acheter un morceau d’animal qui a été tué par une personne, découpé par une autre à l’abris des regards) et le faire cuire pour l’intégrer à une recette, c’est trop facile. Rechercher à accorder les saveurs du simili… ça c’est un vrai défi.

Sébastien Kardinal l’a relevé pour nous, et vous pouvez compter sur moi pour tester ses recettes. S’il me lit, j’ai cependant une question : pour les recettes contenant du gluten, (je pense ici aux vrais intolérants au gluten, pas à l’effet de mode), par quoi peut-on remplacer l’ingrédient ? Allez, encore un effort ! 😉

Ma petite boucherie vegan, Sébastien Kardinal, La plage, 72 pages, 9,95 €

4 commentaires

  1. Merci pour cette review enthousiaste ! Concernant le gluten, je vous avouerais que je considère que c’est un faux-problème. Car le nombre de véritables intolérants au gluten est minuscule, tout comme ceux qui sont allergiques au soja, aux fruits à coque, au céleri ou encore à la moutarde. Je pleins très sincèrement de tout mon coeur les personnes atteintes de la Maladie cœliaque, mais je n’encouragerais pas la privation volontaire d’un protéine aussi formidable pour la gastronomie végétalienne. 🙂

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