Préparation Cross du Mont-Blanc : Jour 4

Ca ressemble à une répétition du grand jour, et c’est un grand jour de toute façon : aujourd’hui le Village ouvre ses portes à Chamonix et c’est l’heure d’aller retirer nos dossards ! 😻

Dès le matin je ne tiens pas en place. Il est 6h30 et nous ne partons sur le salon que dans 3 heures, mais je suis au taquet !

Le restaurant de l’UCPA n’ouvre ses portes qu’à 7h, j’ai hâte d’aller prendre café, banane et jus d’orange. Pour le reste du petit-déjeuner, on arrête les bêtises là (enfin moi) : fini le pain blanc avec de la confiture qui ne me fait pas tenir la matinée. Jusqu’à la course je reprends mes bonnes habitudes : la barre Cliff !

Pour prendre le dossard, nous devons nous présenter au village avec le sac de trail complet, c’est à dire avec le matériel obligatoire : couverture de survie, téléphone en état de marche, gobelet, sifflet, veste gore tex imperméable, réserve d’eau de 500 ml (j’hésite encore à remplir mes deux gourdes pour avoir un litre ou à remplir ma poche d’eau de 1,5 L).

Le stress commence à se faire sentir : mal de bide, palpitant qui s’emballe, le trajet jusqu’à la course qui se passe en boucle dans la tête… c’est chaud ! 😅 Dans ces cas là je me répète en boucle que :

  • Je ne joue pas ma vie
  • J’ai de la chance d’être là
  • Si je reste calme, tout va bien se passer

12h00 : j’ai mon dossard. Mon sac était parfaitement préparé et malgré les doutes sur ma veste, elle a été finalement facilement acceptée. Elle est étanche au vent et à la pluie mais avec la norme « gore tex » on ne sait jamais. Au moment de quitter le comptoir de retrait, tout plein de sentiments se mélangent en moi : la peur, l’excitation, l’envie de faire la course, le bonheur d’y participer, la crainte que ce ne soit une folie.

Ayant économisé sur l’achat d’une veste, soit plus de 100€, je me fais plaisir avec un ensemble soutien-gorge / shorty de la marque Anita, LA marque de soutien-gorge de sport selon moi. L’ensemble est rouge, le t-shirt de la course, un Salomon, également rouge. Je décide alors de profiter aussi de la remise coureur pour prendre une casquette ultra légère car il va faire très chaud, et le buff me chauffe la tête tandis que le bandeau visière glisse sans arrêt. Là, je suis tranquille.

Nous rentrons pour notre pique nique quotidien, puis nous décidons de partir explorer l’Aiguille des Grands Montets, située à 3275 mètres. Pour cela, il nous faut prendre deux télécabines.

La première nous amène déjà à 1300 mètres. On sent clairement la température baisser, et les oreilles se bouchent un peu. Il faut savoir que depuis quelques années, j’ai le VERTIGE. Autant dire que c’est déjà un miracle que j’accepte de monter dans une télécabine. 😱 Je ne sais pas du tout comment je vais réagir une fois là-haut. C’est un mystère. Je me suis déjà presque couchée autrefois, à 4 pattes, en voyant l’immensité des monts du Cantal. Et par rapport à ici où ça tombe à pique, c’était RIEN. 😅 D’ailleurs, durant la préparation trail, dès que nous sommes sur des balcons étroits, je cours en regardant mes pieds ou droit devant moi. Inutile de regarder du côté de la pente, ça me paralyserait sûrement.

Un autre tour de télécabine plus loin, nous voilà à 3250 mètres. C’est ouf : il fait une température proche de 0 degrés, et nous avons tous du sortir des doudounes : nous sommes le 28 juin ! 😅

Je grimpe encore quelques étages d’escaliers, d’autres stagiaires comme moi sont présents et remarquent ma démarche de mamie, je reste à 1 mètre du bord et m’agrippe pour prendre mes photos, et voilà je suis grillée : on me dit « tu veux monter quand même ? » Bah pardi que oui ! Je n’ai pas fait tout ça pour rien.

La tronche de l’escalier quoi. 😅 Il y a deux ans je n’aurais jamais osé y poser un pied. Le panorama en haut est magnifique. La vue est à 360 degrés évidemment. Je me dis qu’avant, l’accès à cet endroit époustouflant était vierge d’infrastructures, et que pour que nous puissions y accéder aussi facilement, il a d’abord fallu que des gars viennent y poser les pieds à l’aide de crampons et de piolets. Dingue.

Nous sommes à 3280 mètres, et j’en profite donc pour vérifier que ma montre est bien calibrée :

C’est vraiment une chance d’être ici, par ce temps, dans cette vie.

Et je suis heureuse comme tout, même si je sais qu’il faudra redescendre, et que je devrai cette fois faire face à mon vertige, là, les yeux dans les yeux. 👀

Yan, notre moniteur de l’UCPA est très prévenant, et il descend devant moi. Doucement. Je trouve le courage de sortir mon téléphone pour faire une photo un peu ratée. 😂 je l’ai fait, je suis montée tout en haut, et redescendue nickel. A la montée, le plus impressionnant était surtout cette sensation de pesanteur absolue. 3200 mètres c’est pas un endroit où on peut respirer et monter des escaliers en courant quand on vient presque tout droit de Paris ! 😁

Après ça, retour sur le plancher des vaches pour une petite baignade des pieds dans un ruisseau, une petite promenade au coeur de la forêt de 🌲, et un retour au calme au centre. Ma foi, c’était une belle journée !!

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