Rester chez soi – 1

Non, ce n’est pas un journal de confinement. Seulement un petit compte rendu des points positifs de cette première semaine « à la maison ».  Quand on est sportif, et, à fortiori, quand on a l’habitude de s’offrir de longues balades à vélo dans la campagne, ça fait tout drôle.

  • D’abord, c’est pas grave.

Alors d’abord, c’est pas grave. J’ai l’immense chance de pouvoir télétravailler. J’ai l’immense chance de ne pas travailler dans le médical, de ne pas être obligée de parcourir des kms et des kms au volant d’un camion pour approvisionner les gens en PQ. J’ai la chance de ne pas travailler en caisse, à la sécurité des magasins de première nécessité, ou dans les transports. Je fais partie des jeunes cadres dynamiques qui ont la chance de pouvoir piloter leur poste devant leur ordinateur. Aussi, même si certains amis soulignent qu’ils ont, eux, une maison, un jardin, et que je n’en ai pas (même pas un balcon), je me dis que je fais partie des nantis.

  • La problématique du sport

Tout a été envisagé, et n’importe quoi, puis plus rien. La Fédération Française de Cyclisme a même du communiquer pour recommander de ne plus aller rouler en extérieur. Des précisions sont tombées peu à peu : d’abord le vélo tout seul, ensuite le vélo autour du domicile, puis plus de vélo du tout. Et même, pour les joggeurs, rester dans un périmètre de 1 km. Et je crois que maintenant, l’activité physique en extérieur n’est plus autorisée. Ca semble évident : l’enjeu est de sauver des vies, de ne pas encombrer inutilement les hopitaux qui sont déjà ultra surchargés, alors que nous ne sommes qu’au début de la crise. Là encore, j’ai l’immense chance d’avoir reçu très tôt mon home trainer. J’ai donc un vélo à disposition… dans mon salon. D’autres font du crossfit ou des abdos, ce à quoi je ne peux absolument pas me tenir, c’est « trop » fort pour moi. Je ne suis absolument pas assidue en la matière car ça m’ennuie, c’est comme ça.

Certains vont donc ressortir affûtés et au taquet, moi je serai juste au taquet. Quand ? Telle est la question pour tous.

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  • En profiter pour faire ce que l’on ne fait jamais

Alors là, j’ai fait fort. Déjà, en soi, m’installer (oui, moi) sur un vélo immobile relève d’un exploi. Mais il n’était même pas garanti que j’en arrive à ce stade. Mon home trainer est à cassette, et bien sûr, j’avais omis de commander la cassette qui va avec. J’ai donc du démonter celle de Maurice (mon vélo), pour l’installer sur le home trainer. Rien que cette opération m’a pris une bonne heure. Car j’en ai profité pour nettoyer la cassette (coucou la limace en morceaux, toute séchée), perdre un anneau au fond de l’évier, paniquer, retrouver l’anneau, tout bien remonter. Premier point positif du confinement : je sais désormais gérer le montage et le démontage d’une cassette. Second point positif : j’ai ensuite nettoyé entièrement mon vélo, et ce n’était pas du luxe suite au BRM du 8 février… (oui, mon vélo marinait dans son cracra depuis plus d’un mois…). J’ai minutieusement graissé la chaîne… avec de l’huile d’olive, n’ayant que ça sous la main, et tout fonctionne.

Côté technique, il n’était pas garanti non plus que je parvienne à me connecter à Zwift avec tout ça. Mais j’ai réussi !

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  • Apprendre

Suite à la découverte de mes talents de monteuse/démonteuse de cassette, je me suis mise à observer mon vélo. J’en ai déduit que je pourrai désormais m’occuper de changer sa transmission en entier moi-même ! Pourquoi ? Parce que c’est facile, et ça fait un bien fou d’accomplir quelque chose soi-même sur sa monture. Le système de freinage et le dérailleur, je laisserai cela au vélociste, qui mérite bien qu’on lui confit ce travail plus minutieux encore. A la sortie de tout cela, nos vélocistes auront grandement qu’on les soutienne ! Peu ont pu maintenir une activité pendant le confinement, qui sera probablement prolongé une grande partie du mois d’avril. Imaginer que certains d’entre eux puissent fermer boutique à cause de ce virus est assez désolant.

  • Accepter

Beaucoup d’événements sont par conséquent annulés, ou repoussés. Une grande menace (quel drame on dirait !) pèse sur mon objectif de l’année, la BTR. Elle doit normalement avoir lieu du 6 au 10 juin prochain. Pour l’instant, je n’ai annulé ni mon train de retour ni mon hébergement car aucune annonce n’a été faite pour confirmer l’annulation. La Bourgogne GranFondo est quand à elle repoussée au 11 juillet et, vraisemblablement, si d’ici là tout va mieux, je ne pourrai donc pas y participer, en raison d’un autre événement.  La TCR qui devait partir le 25 juillet prochain est quand à elle annulée, enfin, reportée à l’an prochain, car elle traverse plusieurs pays d’Europe dont il est difficile de connaître à l’avance la situation à cette période. Certains de mes amis devaient y participer, et c’est une grande déception. Cette avalanche de mauvaises nouvelles avait débuté pour mes amis sportifs par l’annulation du semi Marathon de Paris, puis celle du Marathon début avril, etc.. Egoïstement, je m’étais dit au départ : ouf, je ne me suis inscrite cette année à aucune course. Puis les Classic Challenges, les rides urbains ont suivi… Tout cela est bien logique : que l’on reste confinés reste la meilleure solution pour ne pas propager le virus.

Vivement la fin de toute cette histoire, et si possible, avec le moins de casse possible…

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  • S’enrichir malgré tout

Je remercie le Magazine 200 d’avoir mis en ligne les 6 premiers numéros en pdf, c’est un régal. Beaucoup d’acteurs du sport et de la culture ont pris cette initiative, sans compter les libraires indépendants qui continuent à proposer un service de livraison à domicile. Cyclist a pris la même initiative pour son numéro 2. Des groupes font des appels visio, font du sport ensemble à distance, se partagent des plans d’entraînement. Internet permet bien des choses.

De mon côté, j’ai décidé de ne pratiquer le cyclisme qu’en mode endurance, sans plan d’entraînement particulier. D’abord parce qu’en cette période particulière, si on est porteur du virus, on est plus à risque si on pratique une activité physique intense, comme l’indiquait un cardiologue dans L’Equipe. Et ce, même si on se connaît bien « en temps normal ». Dans le doute, mieux vaut ne pas courir de risque. Ensuite, parce que, faire du home trainer en milieu fermé, ce n’est pas si facile ! Je sue comme une baleine ! Et enfin : parce que je suis une feignasse. 😉

J’espère que tout se passe bien pour tout le monde, et que chacun pourra retourner à sa vie d’avant le plus tôt possible, mais en mieux.

2 commentaires

  1. Merci pour ce prodigieux morceau d’information qui est que les baleines suent. Si j’avais su !
    De mon côté, je remercie ma femme qui avait acheté un vélo elliptique en janvier. Je suis dessus une et demie tous les jours. Plus de temps à autre une sortie rapide à pied, 6 km, moins d’une heure, avec une sévère côte au départ.
    Sourire et douceur, Baby Face.

    Aimé par 1 personne

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